Fri. May 20th, 2022

23 March 2022, 18:30

One month of war. One month of death, destruction, and suffering. One month of Russian terror against the people of Ukraine. And one month of the democratic world rising up, with full force, to condemn Russia and to stand against this barbaric and immoral war.

Mariupol. Like other cities, Mariupol will forever be engraved in the history of martyr towns. A theatre bombed, an art school bombed where so many people took refuge, 90% of the city damaged or destroyed, residents held hostage by Russian troops, no food, no water, no electricity, no heating. Mariupol. One month ago a vibrant city. Today, in ruins.

Russia is responsible for this war. Russia alone. Targeting women, children, civilians. These are crimes, and those responsible will face international justice. No impunity.

We are not alone in condemning this brutal war. Far from it. The EU — alongside our partners and allies — is rock-solid in our solidarity for Ukraine. For one month, an international coalition has risen up to denounce this war —  nations, businesses, citizens, the United Nations.  Together, we have one common goal: to defeat Vladimir Putin. Putin thought he would conquer Ukraine in a few days and he was wrong. He thought he would divide the EU and our allies and he was wrong, because the people of Ukraine are fighting bravely, defending their homes and the future of their children. Defending their democracy and defending our European common values.

The European Union, with our allies we stand as one and we are taking action against the Kremlin. With our international partners, we have imposed the heaviest sanctions we have ever adopted. Hitting the financial system. Crippling key economic sectors and cracking down on supporters of the regime. Freezing Russia’s foreign reserves, banning banks from SWIFT. The rouble has plummeted; multinationals are fleeing. Sanctions on Russian companies and on decision makers, propagandists, oligarchs. Freezing their EU assets, banning their travel in the EU, targeting their yachts, their villas, their private jets. We are implementing these sanctions and working to close the loopholes that provide an escape for Russia, and we are prepared to do more, to starve Putin’s war machine.

As we speak, the Ukrainian people are battling for their freedom. We will not abandon them. Because this is our political and moral duty. They are fighting not only for themselves, but for our common values and principles. In Versailles, two weeks ago, we decided to increase our humanitarian, political, financial and material support to Ukraine. Over 3 million people have fled to the EU, mostly women and children, and we are welcoming them with dignity. We will continue to offer them any assistance they need and to show solidarity with the countries on the front line.

We will also continue to provide military equipment to Ukraine, with €1 billion already mobilised through the European Peace Facility. We also have a very powerful tool in our Association Agreement with Ukraine, and we must make the most of it. Just last week, we continued our support in the energy sector by connecting Ukraine — and Moldova — to our European electricity grid.

We have also worked intensely on the diplomatic front to try to end this war. President Macron and Chancellor Scholz have also played an important role in our diplomatic efforts. I speak to President Zelenskyy nearly every day, and I have spoken with President Putin multiple times. The goal is clear: this war must end.

Our Ukrainian friends are also asking for another kind of help — political help. Ukraine is part of our European family. We agreed to support the European choice of Ukraine and its right to choose its own destiny. We have decided to immediately strengthen our bonds and deepen our partnership and to support Ukraine in pursuing its European path. We have proposed to launch a Ukraine Solidarity Trust Fund and an international donors’ conference to provide support to Ukraine for its immediate needs and to help rebuild a free and democratic Ukraine. Nous aurons l’occasion d’aborder ces thèmes demain lors de la réunion du G7 et du Conseil européen.

Enfin, quelques éléments concernant cet agenda de Versailles qui, je le crois, représente un élan pour une ambition de souveraineté européenne. Nous savons tous ici que la promesse qui fonde le projet européen est celle de la paix et de la prospérité. Nous savons tous ici que les dernières années, on s’est assemblés avec le Conseil, on a travaillé de concert pour engager la transformation du projet européen en termes de prospérité, prenant en compte l’agenda climatique, prenant en compte l’agenda numérique. Et nous savons combien le Covid a fait pression sur nous, a révélé nos forces, montré nos faiblesses et nous a engagés à montrer plus de solidarité encore, plus d’ambition encore, pour cet agenda européen. Nous avons, à Versailles, identifié nos points de force, nos points de faiblesse et identifié l’agenda et la méthode de travail pour progresser au départ du Conseil, nous le souhaitons, avec la Commission et le Parlement, en étroite coordination.

Il y a trois points particulièrement que je souhaite mettre en évidence. Le premier point, nous le voyons brutalement, mais ne le découvrons pas avec cette guerre: nous avons une faiblesse sur le plan énergétique et cela montre la justesse de ce choix lié au Green Deal, à notre ambition d’être davantage indépendant sur ce sujet à l’avenir. Mais sans attendre cette neutralité climatique, il nous appartient immédiatement de prendre les mesures pour renforcer dans ce domaine notre résilience, notre indépendance, de sortir progressivement de notre dépendance, spécialement au gaz russe. Ce sujet sera bien sûr au cœur de nos débats de demain et après-demain au Conseil européen.

Le deuxième sujet, nous le voyons bien, c’est la question de la sécurité et de la paix qui y est liée et donc la question de l’Europe de la défense. Nous savons que depuis de nombreuses années, des voix se sont élevées avec plus ou moins de force pour plaider en faveur de ce rapprochement entre pays européens, pour développer davantage les capacités européennes en matière de défense et de sécurité. De premiers instruments ont été instaurés, ont été mis en place et, nous le voyons bien, il faut maintenant changer de régime, changer de vitesse. Je suis totalement convaincu que cette décision, qui a été prise avec courage par les 27 leaders européens, de mettre en place, au travers de la Facilité Paix, une capacité de livrer du matériel militaire, est un pas en avant substantiel qui montre que l’Europe peut disposer, si nous le souhaitons, d’une réelle capacité d’influence et de puissance au service de la paix et au service de nos valeurs.

Enfin, le troisième élément, nous le voyons bien, touche à la robustesse de notre base économique. Si nous sommes en mesure de prendre des mesures qui touchent le régime à Moscou, c’est parce que nous représentons une force économique: 450 millions de consommateurs, un marché intérieur puissant avec des points de force et des atouts qui sont indiscutables. Mais c’est vrai, soyons lucides, avec quelques points de faiblesse et de fragilité qu’il faut rapidement corriger. C’est le sens du travail qui est mené étroitement avec la Commission, avec le Conseil et, je l’espère, avec vous aussi au départ du Parlement européen.

Les microprocesseurs: voilà un sujet sur lequel nous devons être engagés pour développer les technologies qui, demain, vont faire la différence, garder cette capacité d’innovation. Le secteur de la santé: on a vu à quel point la santé touche directement notre capacité de bien-être collectif et aussi la capacité de soutenir notre base économique. Sur tous ces sujets-là et sur quelques autres, nous allons aussi continuer à progresser, à avancer.

Vous le voyez, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, il est certain que les dernières années n’ont pas été de tout repos pour le monde et pour l’Europe. La conscience d’une transformation climatique et digitale, une crise mondiale, le Covid, une pandémie qui nous a ébranlés, mais à laquelle nous avons résisté. Nous avons tenté de tirer un certain nombre d’enseignements, y compris en termes de relance économique et de volonté de travailler davantage ensemble. Et puis, nous nous sommes réveillés toutes et tous, il y a un mois, avec une Europe différente, avec un monde différent, parce qu’à nouveau la guerre se déploie sur le sol européen.

Nous avons la conscience de notre responsabilité et d’être à la hauteur de ce moment, nous avons la conscience que les décisions que nous prenons aujourd’hui doivent être intelligentes et stratégiques pour faire en sorte que nous soyons à la hauteur de cette promesse de l’Union européenne de paix et de prospérité. Je vous remercie.

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